Anne-Émilie Philippe
– Rendu de résidence Géographie du Sensible Année 1 –

Vit et travaille à Bruxelles

« C’EST COMME FRAPPER LÉGÈREMENT LA SURFACE DE L’EAU AFIN D’EN DÉTRUIRE LE REFLET. ENTRE LE MOMENT OÚ L’ON FRAPPE ET CELUI OÙ LE REFLET REVIENT, DANS CET ÉCHO, CET ÉCHO-CHAOS SE TROUVENT TOUTES LES IMAGES. »

En imaginant des moyens de production d’image imprimée parfois décalés ou prenant le contre-pied de la tradition,
Anne-Emilie Philippe travaille des représentations (paysages, images mentales) qui se développent selon le contexte
sous la forme d’installations et d’éditions.
« Assemblages, démultiplications, superpositions, choix de matières, traitement des couleurs mettent à mal l’iconographie et invitent à une décélération du regard. »
Elle imprime avec le soleil en utilisant le taux d’acidité d’un papier (mettant en danger la pérennité de l’œuvre avant même
la fin de sa réalisation), elle assemble et récrée l’image manquante contenue dans la marge de photocopies, immerge un livre pour y imprimer en relief sur ses pages monochromes le ressac de la mer… Elle inverse ainsi le processus de destruction et de création de formes, par des gestes qui expérimentent avec la science et l’environnement. « Ses recherches s’attachent avant tout au moment où l’image, en train de se produire ou de se détruire, se manifeste. »

(Extraits du texte Changer d’état de Marie Pleintel).